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ACT News Release

Communiqué de Presse

Les Eglises et leurs partenaires lancent un appel en faveur de la protection des populations civiles et du libre accès à l'aide humanitaire auprès des personnes en détresse

Genève, 15 août 2006

Pour publication immédiate

Genève, 15 août 2006 – L’Action commune des Eglises (ACT International) a appelé aujourd’hui la communauté internationale à faire en sorte que toutes les parties engagées dans un conflit, tel le tout récent conflit au Liban qui vient d’être suspendu par un cessez-le feu, remplissent leurs obligations selon le droit humanitaire international concernant la protection des civils et l’accès des travailleurs humanitaires aux personnes en détresse.

L’alliance d’inspiration religieuse, qui compte 128 organismes membres protestants et orthodoxes, a exprimé sa profonde inquiétude face au conflit au Liban entre Israël et le Hezbollah, qui a coûté la vie à au moins 1100 personnes au Liban seulement, et à plus de 150 en Israël. En particulier, ACT International appelle ses membres à faire pression sur leurs gouvernements pour assurer l’accès inconditionnel de l’aide humanitaire auprès des personnes en détresse et la garantie de la sécurité de tout le personnel humanitaire qui intervient dans une crise telle que celle qui a frappé le Liban.

« En se montrant incapables d’éviter les pertes civiles, les deux parties engagées dans le conflit violent le droit humanitaire international, dont les principes fondamentaux commandent d’éviter de causer des souffrances aux populations civiles, d’épargner la vie de celles-ci, et de veiller à ce qu’elles aient accès à l’aide humanitaire de base », a déclaré John Nduna, directeur du Bureau de coordination d’ACT International à Genève.

« Etant donné l’accès limité à certaines parties du Liban, et quasiment impossible au sud durant le conflit, il est capital qu’en tant qu’humanitaires réagissant à la crise nous affirmions le principe humanitaire reconnu de longue date de l’accès inconditionnel aux personnes en détresse », a ajouté John Nduna.

Avec deux de ses membres – le Conseil des Eglises du Moyen-Orient et International Orthodox Christian Charities – qui font de leur mieux pour répondre à la crise humanitaire au Liban avec l’appui de membres d’ACT partout dans le monde, M. Nduna a expliqué qu’il est capital que les parties engagées dans le conflit cessent toute action qui entraverait la fourniture d’aide humanitaire aux centaines de milliers de personnes déplacées dans le pays après avoir été forcées de quitter leur foyer.

« ACT International déplore le bombardement des infrastructures civiles qui a mené le Liban au bord du désastre, et appelle toutes les parties engagées dans ce conflit à remplir les obligations que leur impose le droit humanitaire international à l’égard des civils », a dit M. Nduna.

Israël a dit que son offensive contre les infrastructures libanaises avait pour but d’empêcher le Hezbollah de transporter des fournitures et munitions, et de prévenir des attaques contre Israël.

« Ce qui est le plus important pour nous, c’est la protection des civils », a affirmé M. Nduna, en ajoutant qu’il ne pouvait qu’espérer que le fragile cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah allait tenir, alors que des milliers de personnes commencent à rentrer au Sud-Liban.

« En trop de lieux dans ce monde où nous sommes engagés dans l’aide humanitaire – par exemple au Liban et dans les Territoires palestiniens occupés, à Sri Lanka où, récemment, 17 travailleurs humanitaires ont été brutalement assassinés, et dans la province du Darfour au Soudan –, nous voyons comment la vie des civils et du personnel humanitaire est constamment menacée parce que les principes fondamentaux du droit humanitaire international ne sont pas respectés.

« Il est effrayant que plus d’un million de personnes aient été déplacées à cause du conflit au Liban – soit un quart de la population du pays ; que plus d’un tiers des morts causées par ce conflit soient celles d’enfants ; qu’au Darfour, à Sri Lanka et dans les Territoires palestiniens occupés, il semble y avoir un manque total de respect de la part des parties en guerre pour les principes fondamentaux qui nous sont chers », a déclaré M. Nduna.

ACT International vient en aide aux plus vulnérables des personnes blessées et déplacées au Liban et dans d’autres parties du monde, sans considération de religion, d’appartenance ethnique ou d’affiliation politique. « Pour nous, c’est l’impératif humanitaire qui vient en premier », a dit M. Nduna.

« Mais, de façon croissante, les parties engagées dans un conflit poussent les travailleurs humanitaires à devenir les observateurs impuissants de la mort et de la destruction qui se déchaînent. »